Projets 2007-2008

NOUVEAUX PROJETS FINANCÉS

Le goût de la Science et technologie.
École Maria (Alma)

Suite à l’implantation de la Réforme dans le milieu scolaire, un bon nombre d’éléments demeurent obscurs concernant les nouvelles pratiques éducatives résultant de l’arrimage des sciences et des technologies au primaire. Le regroupement des enseignants sous la forme d’une communauté de pratique permet aux enseignants de discuter et de comparer les composantes de leur pratique professionnelle. Plusieurs enseignants lorsque soutenus pédagogiquement par une communauté de praticiens auxquels ils s’identifient, conçoivent et partagent des situations d’apprentissage complexes et signifiantes. Dans cet accompagnement, les enseignants vont jusqu’à remettre en question certaines conceptions et développer de nouvelles stratégies d’enseignement-apprentissage. Le présent projet s’inscrit dans ce contexte de réalisation et permettra d’identifier : les moments clés de la formation continue susceptibles de conduire à la modification des pratiques éducatives, les effets qu’ont les situations d’enseignement-apprentissage construites et validées entre pairs dans le cadre d’une communauté de pratique sur les enseignements et les apprentissages en sciences et technologies au primaire. Il est également essentiel de mentionner que la directrice de l’école Maria, Madame Simard, a sollicité l’appui de l’UQAC pour ouvrir la porte de son école à la mise en place du présent projet.

Développement professionnel et intégration des élèves immigrants à l’école.
UQAC et Polyvalente Jonquière

L’école comme la société s’ouvre de plus en plus à la diversité et accueille des élèves de tous les coins du monde. Le Québec reçoit, chaque année dans des établissements scolaires, entre six et huit mille élèves immigrants. La région du Saguenay-Lac-St-Jean montre aussi un nombre croissant des élèves immigrants dans son réseau scolaire. Plusieurs dispositifs, programmes et outils ont été élaborés afin de contribuer à leur intégration autant sur le plan linguistique que scolaire et social. Cependant, certains enseignants et directions d’établissement expriment des malaises et des difficultés pour mettre en place des activités d’intégration qui soient spécifiques au contexte institutionnel et régional. En effet, un examen approfondi des mesures d’intégration a permis de constater des manques importants dans la formation du personnel enseignant quand il exerce dans des milieux qui n’ont pas de tradition et de structures d’accueil. Les ressources en développement professionnel des enseignants face à la problématique de l’immigration, sont plus accessibles dans les grands centres urbains (Benes et Dyotte, 2001). Un groupe d’enseignants de l’école Polyvalente Jonquière ont manifesté et exprimé clairement ces manques. Le désir de répondre à ces besoins est à l’origine du présent projet de recherche dont les objectifs sont de deux ordres : d’accompagnement et de recherche : 1) accompagner un groupe d’enseignants de l’école Polyvalente Jonquière à identifier les valeurs éducatives qui guident leur action pédagogique ; à s’approprier des dispositifs d’intégration élaborés par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec ainsi que par des organismes internationaux impliqués dans des problématiques d’immigration et de cohésion et à explorer avec les enseignants et les élèves des perspectives et des actions pédagogiques mettant en jeu des modalités organisationnelle, didactique, pédagogique et épistémologique répondant aux exigences de l’intégration scolaire et sociale des jeunes immigrants afin d’élaborer des dispositifs et des activités éducatives spécifiques à la région du Saguenay-Lac-St-Jean ; 2) produire des connaissances sur la dynamique de mise en place du processus d’accompagnement et de soutien afin de documenter ce processus de développement professionnel des enseignants.

Implantation du modèle « Nurture » dans les classes d’élèves du primaire et du secondaire qui ont des troubles de comportement dont la problématique relève de la psychopathologie.
Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

Dans les écoles primaires et secondaires, il existe des ressources spécialisées pour les élèves présentant des troubles du comportement mais celles-ci ont toutes un système en paliers ou utilisent des méthodes utilisant des techniques béhaviorales. Or, certains enfants ne cadrent pas avec ces méthodes, les tentatives de réintégrer le milieu régulier échouent, leurs difficultés persistent et les ressources disponibles ne peuvent plus répondre à leurs besoins. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a mis en place, il y a quelques années, des classes pour des enfants dont les difficultés de comportement relèvent de la psychopathologie. En fait, il s’agit de jeunes qui ont vécu une petite enfance difficile et qui ont de façon concomitante des problèmes tels que des troubles de l’attachement, des troubles déficitaires de l’attention/hyperactivité, de l’anxiété, des troubles oppositionnels… bref, des jeunes avec des problèmes de comportement pour lesquels les ressources scolaires habituelles pour les troubles du comportement ne répondent pas adéquatement à leurs besoins. À notre connaissance, il n’existe aucun modèle qui repose ses interventions sur des expériences scientifiquement évaluées pour ces élèves. Cependant, depuis deux ans, dans la région de Montérégie, deux commission scolaires expérimentent et évaluent, au primaire, le modèle «Nurture» implanté depuis plus de 30 ans en Angleterre. Ce modèle tient compte prioritairement de l’aspect développemental du jeune et est basé sur la théorie de l’attachement de Bowlby (1984), ce qui semble rejoindre davantage les jeunes au prise avec de graves problèmes de comportement ou de développement. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay aimerait voir si ce modèle donnerait de bons résultats avec ses trois classes du primaire qui offrent des services pour des élèves dont la difficulté relève de l’ordre de la psychopathologie mais également avec celle du secondaire, ce qui constitue l’aspect novateur de cette étude. Pour ce faire, elle dispose d’enseignantes qui ont une solide expérience et avec lesquelles il sera possible d’évaluer, grâce à des entrevues semi-dirigées, leur changement de pratique. Pour instaurer ce changement, des journées de formation, des rencontres mensuelles d’échanges et de perfectionnement et la possibilité de modifier l’organisation matérielle de leur classe seront offertes.

Former à l’enseignement dans le cadre des stages : les conceptions et les pratiques de formation favorisées par les enseignants associés.
École Horizon (Chicoutimi)

En augmentant considérablement le temps alloué aux stages d’enseignement dans la formation initiale, la dernière réforme a accentué l’importance du rôle des enseignants associés. Le présent projet de recherche vise précisément l’étude des conceptions que les enseignants associés ont de leur propre rôle et des pratiques de formation qui caractérisent leurs actions auprès des stagiaires. Pour être en mesure de cerner ces perceptions et ces pratiques de formation, un groupe de recherche, constitué de cinq enseignants associés expérimentés provenant de cinq écoles différentes ainsi que de deux professeurs de l’Université du Québec à Chicoutimi, réunira dans des écoles et animera des groupes de discussion constitués de quatre à huit enseignants associés. S’inscrivant dans une démarche de codéveloppement, ces rencontres seront l’occasion, pour des enseignants associés issus de mêmes écoles, d’échanger sur leurs conceptions et leurs pratiques de formation et de partager leurs savoirs d’expérience. Cette étude devrait contribuer à la mise en place d’une communauté de praticiens qui, éventuellement, pourront agir à titre d’experts dans leurs milieux respectifs.

L’intervention éducative en classe multiâge : une expertise pédagogique à réinventer en région.
Commission scolaire du Pays-des-Bleuets

À partir d’une problématique régionale, la recrudescence des classes multiâges engendrée par une baisse de la clientèle scolaire, ce projet vise à développer une expertise pédagogique régionale relative aux stratégies d’intervention prometteuses en classe multiâge et ce, en créant une collaboration entre l’Université et le milieu scolaire. Cette collaboration permet de mettre en synergie les expertises d’enseignants et de chercheurs pour élaborer un répertoire d’exemples de pratique situés dans leur contexte. Une première phase (2006-2007 : subventionnée par la FUQAC), réalisée avec six enseignants des commissions scolaires des Rives-du-Saguenay et de La Jonquière et leurs stagiaires, a permis : d’identifier les défis à relever en classe multiâge ; d’identifier des stratégies d’intervention éducative adaptée à ce contexte ; d’amorcer l’écriture d’un recueil d’exemples de pratique ; de procéder à l’analyse des exemples de pratique. Pour enrichir ce corpus, une deuxième phase (2007-2008) est prévue auprès des commissions scolaires Lac-St-Jean et du Pays-des-Bleuets. Concrètement, trois jours de travail conjoint avec des enseignants titulaires d’une classe multiâge, ciblés par les responsables des services éducatifs de chaque commission scolaire, permettront de discuter et de mettre en forme de nouveaux exemples de pratique. Intégrés à ceux de la première phase, ces exemples de pratique seront présentés dans un recueil prévu pour le milieu scolaire et ensuite, analysés pour fins de diffusion scientifique. Une méthodologie s’inscrivant dans le courant de la recherche collaborative est retenue pour développer des stratégies d’intervention prometteuses en classe multiâge. Des retombées sont anticipées d’abord en contexte de formation initiale et continue, ce qui témoigne de la pertinence pratique de ce projet. La pertinence scientifique passe par la dimension recherche où l’analyse des exemples permettra de dégager des principes d’intervention porteurs de connaissances pour soutenir l’innovation pédagogique.

Développement d’une approche stratégique pour l’insertion de nouveaux enseignants en formation professionnelle et travaillant dans des écoles rurales.
Commissions scolaires du Pays-des-Bleuets, des Rives-du-Saguenay et du Lac-St-Jean

L’insertion professionnelle des nouveaux enseignants en formation professionnelle ne constitue un passage linéaire entre la formation à l’enseignement et le marché du travail en enseignement. La réalité des nouveaux enseignants dans ce secteur est fort complexe et demande à être approfondie. Jusqu’à présent, plusieurs procéduriers et diverses pratiques mises en place (session d’accueil, mentorat, observation, prise en charge, lectures suivies de discussions, rétroactions, bilan) ont été documentés (Gingras, 2004, Nault, 2004, Lamoureux 2004, Prud’homme, 2004). Toutefois, selon Deschenaux, Roussel et Descoste (2005), l’insertion des nouveaux enseignants s’effectue encore souvent de façon informelle, et ce, dans plusieurs milieux. Le projet consiste à mettre en place une approche stratégique accompagnant les nouveaux enseignants des secteurs de la formation professionnelle. En s’appuyant sur une conception sociale de l’apprentissage, des principes, des processus et des stratégies d’apprentissage en situation de travail serviront de cadre théorique et de cadre d’analyse des données dans le cadre de cette recherche-action. Les résultats de recherche permettront d’atténuer la problématique, de proposer des pistes d’accompagnement pour une intégration réussie de nouveaux enseignants, d’adapter les cours et le programme de baccalauréat en enseignement professionnel pour mieux préparer l’insertion des futurs enseignants et de dégager des principes, des processus et des stratégies d’accompagnement des nouveaux enseignants en formation professionnelle.

Étude des facteurs de réussite des étudiants en formation à l’enseignement au test de français écrit (SEL-B).
UQAC

Ce projet, qui provient d’une demande du Conseil Inter-ordres, a pour but, d’une part, de mieux comprendre les facteurs de réussite au test de français écrit SEL-B que doivent réussir les étudiants en formation à l’enseignement et, d’autre part, de sonder les attitudes des étudiants face à cette évaluation. Comme on le sait, le taux d’échecs à ce test, ou à un équivalent, dans les diverses universités, est très important et cela ne manque pas de soulever la question de la formation antérieure des étudiants et de la validité des épreuves de français qu’ils ont réussies au secondaire et au collégial. Pourtant, on sait actuellement peu de choses sur la nature des difficultés des étudiants et sur les facteurs qui pourraient favoriser leur réussite. La présente étude vise à éclairer ces questions en comparant les épreuves (contenus, poids de différents critères) et en examinant si l’un ou l’autre volet de l’épreuve uniforme de français du cégep pourrait constituer un indicateur de la réussite au test SEL-B. Les informations émanant de ce projet pourront améliorer le soutien offert aux étudiants en plus d’éclairer l’effet des politiques relatives à la qualité de la langue sur les attitudes des futurs enseignants à l’égard du français.

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